Démographie

 

Notre commune essentiellement agricole à l'origine, comptait encore une quarantaine d'agriculteurs en 1960 et en totalise en 2008 à peine une dizaine.

L'évolution de la population est constante avec 628 habitants en 1954, 876 en 1990, 934 en 1999, 1051 en 2008, 1091 en 2009 et 1145 au 1er janvier 2013.

Cette évolution démographique s'est donc accélérée, la commune de l'Abergement étant située dans la périphérie chalonnaise, laquelle est saturée au niveau de l'habitat.

Tous les chiffres sur le site de l'INSEE en cliquant ici

A la suite de cette page, vous trouverez:

- l'histoire démographique de la commune à travers les cahiers paroissiaux (lien)

- les métiers d'autrefois (lien)

- la généalogie d'une famille (lien)

Foins

LES CAHIERS PAROISSIAUX

Au risque de nous répéter, disons que ce fut François 1er qui promulgua l'ordonnance de VILLERS COTTERETS en 1539 faisant obligation à tous les curés de tenir des registres réguliers des baptêmes, mariages et décès. Cette obligation dut souvent être rappelée avant d'être acceptée. Les cahiers sont pourtant une mine de renseignements. A les lire, on sent palpiter la vie dans les registres de baptêmes. Mais aussi les naissances cachées s'y retrouvent. On s'attendrit sur les mariages. On voit le malheur passer dans chaque acte de décès. Si jeune pense-t-on dans la plupart des cas. On y retrouve même la fortune des uns, se faisant inhumer en l'église, la pauvreté des autres qu'on portait au cimetière, la misère de certains que l'on trouvait mort n'importe où. Ce sont finalement des états-civils. Ils nous permettent de remonter les généalogies et d'étudier la démographie locale.

A LABERGEMENT, les cahiers paroissiaux commencent en 1664. Examinons donc la population en commençant par les patronymes les plus souvent cités entre 1664 et 1695 : BERTHIER, BALLONAY, GROSBOIS, GIBBEY, GICQUEL, GAUTHON, GUIONET, JAILLOUX, MASSIN, MORAIN, MOYNE, NOIROT, PETIOT, PASCAUL, PELLETIER, QUELIN, RAMEAU, ROLIN, ROUGEOT, ROLAND, SEURRE, VAUDEY.

Et voici maintenant un tableau synoptique de la démographie sans cesse fluctuante établie sur sept années :

AN BAPTEMES MARIAGES DECES
1665 12    
1671 24 5 8
1675 19 0 8
1676 12 3 4
1680 25 3 6
1694 9 2 37
1695 18 4 15

 

De ce tableau on remarque immédiatement la terrible année 1694. On pense à une épidémie de peste en examinant les âges portés dans les actes de décès. Seulement trois adolescents et trente quatre adultes de 20 à 83 ans. La personne de 83 ans, le doyen du pays, était appelé "Le Père La Fouille". Il n'y eut, cette année là, aucun décès d'enfant en  bas âge. Certaines familles perdirent plusieurs membres. Une autre, les GUIONET, fut complètement anéantie : le père Hugues GUIONET mourut à la fin de l'année 1693. Le 20 janvier suivant, on inhumait deux filles de 10 et 14 ans et le 1er février la veuve d'Hugues s'éteignait à son tour.

De 1700 à 1775

Entre le début du XVIème siècle et le troisième quart du XVIIIème siècle, la natalité a présenté une hausse régulière, malheureusement contrecarrée par les épidémies  qui décimaient la population. Si LABERGEMENT possède 50 feux en 1490, il atteint le chiffre de 90 en 1776, soit une augmentation de 54 %. Voici donc pendant trois quarts de siècle le mouvement oscillant de cette montée démographique :

AN BAPTEMES MARIAGES DECES
1700 16 4 4
1701 17 3 3
1702 26 6 5
1703 20 4 2
1704 32 3 2
1705 20 5 10
1706 17 2 10
1707 18 2 8
1708 19 4 10
1709 13 2 40
1710 6 5 18
1711 13 2 22
1712 13 2 13
1713 7 1 5
1714 17 2 7
1715 12 5 8
1729 26 1 10
1740 19 1 39
1741 15 9 13
1747 14 1 45
1748 non enregistrés non enregistrés 26
1749 12 2 27
1751 20 7 0
1755 25 4 23
1756 27 8 non indiqué
1774 22 7 16

 

Pendant le terrible hiver 1709 on meure de froid et de faim. La plupart des habitats du pays étaient en pans de bois avec rempli de pisé ou de briques et toit de chaume. La faible épaisseur des murs ne put protéger du froid ceux qui les occupaient. Les stocks de bois furent vite épuisés dans des feux qui ne s'éteignirent ni jour, ni nuit.

L'été suivant vit défiler une invasion de pauvres hères, rescapés de l'hiver, traînant leur carcasse et leur faim, quêtant un quignon de pain auprès des gens du pays qui n'avaient plus guère, sinon plus rien à donner. Dix d'entre ces "pauvres mendiants", ainsi qu'on écrivit dans les actes, n'allèrent pas plus loin. On ne leur connaît pas de nom, pas de pays - en avaient-ils ? La plupart du temps, pas d'âge. Tout juste sait-on que deux garçons ont dix ans et un autre sept ans. Tous sont les anonymes parfaits d'une misère sans nom. Quelle contagion vint s'abattre sur le pays en 1740 ? Peut-être encore la peste ? Les décès s'établissent à peu près par parts égales entre enfants et adultes.

L'épidémie de 1747 fut la plus meurtrière de toutes avec 45 décès et laisse des séquelles pendant les deux années suivantes. Ici, on peut penser à une épidémie de variole puisqu'on enregistre 27 enfants de moins de 20 ans et seulement 18 adultes. Les décès se répartissent ainsi :

PAR TRANCHE D'AGES PAR PERIODE
13 de 1 mois à un an 13 de janvier à avril inclus
10 de 1 an à 5 ans 11 pour juin, juillet, août
2 de 5 à 10 ans 13 pour le seul mois de septembre
2 de 10 à 14 ans 9 du 1er octobre au 31 décembre
3 de 20 à 40 ans    
15 de 47 à 68 ans    

 

On pourrait jeter un regard sur l'année 1755. Sur les 25 naissances de cette année là, 8 enfants entre 15 jours et 1 an partiront. Ce qui montre le très fort pourcentage de mortalité infantile. Pour oublier un peu tous ces malheurs, il nous faudrait voir les années fortes de 1702 - 1703 et surtout 1704 où, à côté de 3 naissances, on ne trouve que 2 décès. N'omettons pas de dire qu'au cours de la longue période entretenue, une seule fille reçut comme prénom celui de la patronne du pays "COLOMBE". Cette Colombe là était née le 8 mars 1725, fille de Claude GALAND et de Jeanne CAHEZ, de LAYIER.

Revenir en haut de la page

 

LES METIERS

Les cahiers paroissiaux nous permettent aussi de recréer la vie active et de retrouver les métiers pratiqués. Jusqu'au milieu du XVIIème siècle, la population de LABERGEMENT fut presque exclusivement rurale. L'essort démographique donnant des travailleurs supplémentaires, tous ne purent être employés dans la ferme familiale. De là, la montée de nouveaux emplois. Beau, qu'une partie jeune de cet excédent put apprendre un métier. L'autre partie n'ayant comme ressource que d'offrir son travail à des propriétaires aisés. Ils formèrent ceux qu'on appela des manouvriers. Voici donc les métiers trouvés, les noms de ceux qui les pratiquèrent en leur temps et, lorsqu'il sera possible, les noms des conjoints.

ANNEE

NOM

LIEU

CONJOINT

LES METIERS DE NOURRITURE : MEUNIER

1671

J.B. RADEREAU

FOICHAULT

Cl. HUGUEMIN

1708-1722

Barnabé PILLOT

FOICHAULT

 

1722

Jacques PILLOT

FOICHAULT

 

1745-1749

Claude BONOT

LABERGEMENT

 

1749

J.B. PILLOT

FOICHAULT

 

1761

Pierre BORDEROM

 

M. MAZOYER

1762-1771

J.B. RADEREAU

FOICHAULT

 

1768

Claude SAVOYE

LABERGEMENT

 

1771

Claude NICOLAS

LABERGEMENT

 

1777

Claude FORT

LABERGEMENT

M. BARDET

1790

Philibert JANIN

LABERGEMENT

 

BOULANGERS

1580

Pierard VAULDREY

LABERGEMENT

 

1761

Philibert DECHESEAUX

LABERGEMENT

Cath. LA FONTAINE

1771

Michel CHEVAUGEON

LABERGEMENT

 

HUILIER

1745

Barthélémy MERLE

LABERGEMENT

 

METIERS DE L'HABITAT : MACONS

1714

Noël BREZIAT

LABERGEMENT

 

1743

Pierre BREZIAT

LABERGEMENT

 

1745

pra

Noël BREZIAT

LABERGEMENT

 

CHARPENTIERS

1715

F. BORDERON

 

Jac. OUDOT

1716

Jean GROSBOIS

 

 

1728

Cl. DEDIENNE

 

 

1730

Cl. RIOLET

 

 

MENUISIER

1786

Cl. Joseph BAILLY

 

M. VACHEZ

COUVREUR A PAILLE

1731

Claude GROS

 

 

SERVICES DE L'AGRICULTURE : CHARRONS

1711

Pierre TURMEAU

 

 

1725

Claude GALLAND

 

 

1730-1738

Claude GAILLARD

 

 

1730

Joseph COULON

 

 

1757

Pierre GAILLARD

 

 

1772

Baptiste TISSERAND

 

 

FORGERONS - MARECHAUX

1710

Cl. GROSBOIS

 

 

1771

Cl. CHATELET

 

 

BOURRELIER

1739

Cl.SALEY

 

 

CERCLIERS

1730

Gabriel BOURLIOT

 

 

1762

Claude DARPHIN

 

Marguerite BRUOT

TISSUS ET SERVICES VESTIMENTAIRES : TISSIERS

1710

Barthélémy JANIN

 

T. COTTIN

1724

Barnabé LAMY

 

 

1727

Claude LAMY

FOICHAULT

 

1727-1747

Claude MASUER

 

 

1727

François MUSY

 

 

1745

Silvain GAUDILLAT

 

 

1754

Ant. BUFFET

 

 

1757

Louis TARDY

 

 

CARDEURS DE LAINE

1723

Silvain VALOT

 

 

1724

Richard CARLOT

 

 

1759

François PLATHEY

 

 

TEINTURIER

1725

Alexis BAUX

 

 

TAILLEUR D'HABITS

1746

Noël BOIS

 

 

SABOTIER

1754

François MAZUE

LAYES

 

SERVICE DE LA ROUTE : PIOGNIER ou PIONNIER

1744

Mathurin GILLOU

 

 

1753-1780

Claude FLORET

 

Claudine CLERC

HYGIENE : CHIRURGIENS = COIFFEUSE ET PETITE CHIRURGIE

1715

Barthélémy MEULEY

 

 

1735

Denis DUBOUTHEY

 

Th. MAILLET

1740

Sieur THEULOT

 

A. CABBEY

AUTRES METIERS : FENDEUR EN LA FORET OU FABRIQUANT DE MERRAINS

1702-1705

Léonard TARIN

Forêt de la MADELEINE

Jeanne CHAUVILLE

RECTEURS D'ECOLE

1724

Maître CURVU

 

 

1741

Joseph LACOMBE

 

 

1771

Louis GIRARDIN

 

 

1774

Etienne SIMONET

 

 

Il faut aussi parler de catégories éminemment sociales, celles des 
CABARETIERS, AUBERGISTES et HOSTES

1719

Pierre JAHAN

 

Jeanne HAURIAME

1722

Claude SASOT

 

 

1738

Emiland PETIOT, père

 

 

1750

Emiland PETIOT, fils

 

 

1760

Charles REBILLARD

 

Marie JORNOT

1761

Claude LE COIN

 

Jeanne RABUT

1762

Claude ROLIN

 

 

LES MARCHANDS

1702-1704

Pierre LIAUTE

 

Rose CHAMBRILLON

1703

Guillaume GICQUEL

 

F. MARECHAL

1704

Joachim GICQUEL

 

B. JUILLET

1706

Charles RADEREAU

 

 

1740

Claude BERT

 

J.M. JAILLOUX

1751

Claude COIN

 

Jeanne BEAUFILS

1757

Charles GALOPIN

 

Françoise MICHEL

1771

Claude FAROT

 

 

1777

Philibert JANIN

 

 

FONCTIONS D'ETAT

1517

Hugues PAGOT

Garde des bois de sa majesté

1731

Boniface MEUNIER

Sergent

1742

Hugues GUIDOT

Sergent royal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTAIRES ET PRATICIENS

LABERGEMENT eut de nombreux notaires dep uis les temps anciens où la première famille fortunée du pays put assurer une certaine formation à un de ses fils et lui acheter une charge notariale. Nous trouvons ainsi :

  • Hugues FEBVRE en 1455
  • Claude CHAMBION en 1485
  • Les POLLEBERT à LABERGEMENT et ST LAURENT avant 1580
  • CUEMICHOT en 1587.

De 1708 à 1712, LABERGEMENT eut un berceau du contrôle des actes du domaine (C.841). Pour cette époque, le notariat local se recrutait dans la famille JAILLOUX :

Gabriel JAILLOUX en 1704, auparavant praticien à Chalon

Guillaume, son fils, 1725 - 1733

François, son autre fils, vers 1730 exerçait encore en 1749

 

Les praticiens sont :

Claude JAILLOUX vers 1700

Louis ROSSIGNOL, 1708

Jacques BERNARD, 1759

Noël JAILLOUX, 1760

Auxquels il faut ajouter un procureur d'office, Pierre DANTAUD, en 1745

 

Revenir en haut de la page

 GENEALOGIE D'UNE FAMILLE 

Nous avions eu l'intention de faire, aussi loin que possible, la généalogie d'une famille éteinte aujourd'hui, mais qui fut pendant des siècles la plus en vue du pays et la plus recherchée pour les alliances matrimoniales, les JAILLOUX.

Mille difficultés se sont levées alors, à commencer par les textes tardifs et peu explicites des cahiers paroissiaux qui ne permettent pas d'assurer de façon exacte la filiation de chacun des membres avant 1680 pour certains, 1700 pour d'autres.

Si le patronyme n'existe plus, leur descendance par les femmes reste nombreuse tant à l'Abergement même que dans le chalonnais.

Voici ceux que nous avons trouvé :

1er

1669

Baptiste JAILLOUX et sa femme Reine MORAIN

2e

?

Hélève JAILLOUX avait épousé Emiland ROLIN

 

1680

Naissance de leur fils le 24 novembre

 

1684

Décès de Jean ROLIN, fils des susdits

3e

?

Jeanne JAILLOUX née en 1623 épouse Simon JALLE, décède en 1698, alors qu'elle était veuve depuis longtemps

 

?

Philibert JAILLOUX époux de Marie JALLE
Cette dernière fille de Simon et Jeanne JAILLOUX. On connait deux enfants à ce couple : Claudine née le 7/04/1680 et jean né le 19/07/1684

5e

1680

Philippe JAILLOUX se marie à Jaqueline TREMOY dont naissent Jean Baptiste le 3/08/1681 et Philibert le 12/07/1683

6e

1685

Philippe JAILLOUX épouse Pierrette MOYNE le 27 février de cette année 1685

7e

1675

Barnabé JAILLOUX avait pris pour épouse Claudine VAURAN dont Philibert né le 01/01/1676, Jean le 31/07/1678, Claude le 21/11/1679, Claude le 02/12/1680, et Pierre le 30/08/1682

8e

?

Claudine JAILLOUX épouse Antoine FOURNEROT dont un fils Jean nait en 1700

9e

1701

Claudine JAILLOUX et Nicolas SAUNIER

10e

1701

Nicole JAILLOUX et Claude PERRET, leur fils Jean

11e

1707

Claude JAILLOUX et Nicole COURCELLES

12e

1712

Jean Baptiste JAILLOUX épouse Jeanne BALLONAY le 21 juin. Leur nait une fille le 5/04/1713, Jean Baptiste s'éteindra le 23 avril 1758 âgé de 75 ans.

Entre les 12 foyers cités, il est impossible de dire le degré exact de parenté : parents - enfants, sauf pour les JAILLOUX JALLE, frères - soeurs, cousins - cousines germains ?

Pour ceux qui vont suivre, la tâche sera plus aisée, les actes de baptêmes et de mariages étant plus explicites :

Gabriel JAILLOUX et Dame Alexis TILLET
De qui Gabriel est le fils ? faute d'avoir trouvé un acte de baptême, nous l'ignorerons. En 1703, il est dit praticien à Chalon. C'est sans doute dans cette ville qu'il épouse demoiselle Alexis TILLET âgée de 17 ans, probablement au cours de l'année1705. L'année suivante ils sont installés à Labergement où leur naîtront huit enfants de 1706 à 1723.

1706, Guillaume, le 29 novembre. Il sera plus tard notaire royal à Labergement et décèdera sans avoir, semble-t-il, contracté d'alliance le 18/10/1733.

1708, Silvain le 6 septembre, décède le 24/10/1709. Il avait eu comme parrain son oncle, Silvain JAILLOUX, écclésiastique qui ne lui survivra que 3 ans et partira âgé de 26 ans le 31/12/1711.

1711, Jeanne Marie le 2  février : parrain Claude MATHEY, fils de maître MATHEY, baillis de Lessard, marraine Jeanne Marguerite SAUVAGE, marchande à Chalon.

1714, François Bernard le 2 août, marraine Françoise Bernarde, fille de Gabriel DE MONTET, seigneur de Villargeau. L'acte de baptême comporte une erreur en faisant de Françoise Bernarde la fille de Jean Claude DE MONTET qui n'a jamais existé.

Trois filles se succèdent ensuite. La naissance d'une seule nous est connue. 
1718, Jeanne le 7 novembre. Elle épousera le 23 octobre 1746 Jean JANIN, fils de François JANIN et de X BARRIERE du Petit Servigny. Le couple aura François le 14/09/1747. En 1758, Jean JANIN et Jeanne JAILLOUX sont fixés à Ouroux sur Saône.

On ne retrouve pas d'acte de baptême pour les deux filles qui vont suivre, qui sont peut-être jumelles et sont certainement nées en dehors de la paroisse. Les actes de mariage des deux soeurs ne donnent pas leur âge. La naissance pourrait se situer en 1720 ou 1721.

? Claudine. Elle épousera le 7 février 1741 Joachim JANIN, fils de François JANIN et de X BARRIERE du Petit Servigny. Les deux soeurs Claudine et Jeanne auront épousé les deux frères Joachim et Jean JANIN.

? Suzanne se mariera le 14 juillet 1741 à Pierre MORIN de Charmoy fils de Pierre MORIN et de Françoise CONRY. Suzanne décèdera 5 ans plus tard le 11/08/1746.

1723 Philibert qui eut pour parrain Philibert SORDET de St Germain et pour marraine Jeanne VIOLOT.

Le dernier des enfants n'a que 2 ans lorsque s'éteint Gabriel JAILLOUX, inhumé le 6 juillet 1725 laissant à une veuve de 37 ans, la charge d'une famille nombreuse.

Le 19 janvier 1731 dame Alexis TILLET célèvre ses fiançailles et celles de sa fille Jeanne Marie JAILLOUX avec, pour futurs époux, respectivement : Jean BERT, marchand à Labergement et son fils Claude BERT. Ces fiançailles paraissent avoir été l'occasion de joyeuses fêtes familiales et religieuses puisqu'on en trouve sur acte dressé sur les cahiers paroissiaux. Y participaient Guillaume JAILLOUX, le fils ainé qui est dit notaire et Nicolas DOMBAY, notaire royal à Chalon. Les deux mariages de la mère et de la fille célébrés le 30 janvier suivant ne semblent pas avoir atteint le faste des fiançailles.

Au jeune ménage : Claude BERT et Jeanne Marie JAILLOUX, nous connaissons comme héritiers un fils, Claude, et une fille, Jeanne. En 1753, Jeanne Marie est veuve à son tour et, pour ne pas faillir à la tradition, se remarie en 1755 à Antoine LORY, marchant à Labergement.

Les parents, eux, avaient terminé leur course terrestre depuis un certain temps : Jean BERT en 1740 âgé de 50 ans et Alexis TILLET en 1743 à 50 ans.

LIGNEE DE Maître Claude JAILLOUx et de Pierrette GIRARDOT

Claude JAILLOUX, probablement fils de Barnabé JAILLOUX et de Claudine VAURAN. Claude JAILLOUX et Pierrette GIRARDOT eurent 10 enfants. Intentionnellement nous noterons, comme pour la lignée précédente, les parrains ou marraines et quelquefois les mariages pour montrer les ramifications des familles entre elles.

1er

1702

Pierrette Charlotte, le 13 novembre. Elle épousera le sieur Louis BRUILLOT le 21 août 1724

2e

1704

Noël le 30 octobre, dont la marraine sera Claudine JAILLOUX épouse d'honorable Yves MUSY. Noël épousera Anne CHOMIER

3e

1707

Marie le 26 février, parrain Antoine JAILLOUX, marchand à Serville, marraine Marie JAILLOUX, femme de Pierre GUYON du Petit Servigny. Marie épousera Claude VIOLOT, marchand à Villargeau, le 12 juin 1725

4e

1711

Claude le 27 juillet dont le parrain fut Claude JAILLOUX et la marraine Pierrette JAILLOUX, fille de Jean JAILLOUX, notaire royal à Saint Germain du Plain

5e

1713

Gabriel né en mars et décéd le 21/09/1713

6e

1716

François, le 8 août. On le trouve notaire royal exerçant encore en 1749

7e

1719

Denis le 8 octobre, parrain Claude JAILLOUX, marraine Claudine JAILLOUX. Denis décède le 25 mars 1724

8e

1723 ou 1724

Suzanne qui se mariera à Claude MATHEY, praticien à Lessard en Bresse

9e

1727

Claude Victor le 17 mars

10e

1729

Charles Anne le 13 mars, parrain Charles MATHEY, notaire royal à Lessard, marraine Anne JAILLOUX, veuve de François LAVRAND

Charlotte GIRARDOT, veuve de Claude JAILLOUX, s'éteindra le 5 septembre 1759

LIGNEE Noël JAILLOUX - Anne CHOMIER

Suivons donc maintenant l'aîné des fils de cette nombreuse famille, Noël né en 1704 et qui épouse, probablement en 1753, Anne CHOMIER, de Saint Vincent en Bresse, de 25 ans sa cadette. Le couple aura 7 enfants, 7 filles.

1er

1754

Charlotte Jeanne le 26 octobre. Elle aura pour marraine sa grand mère Charlotte GIRARDOT, déjà veuve à cette date. Charlotte Jeanne épouseraFrançois DESBOIS

2e

1757

Jeanne Marie morte à sa naissance 24 janvier 1757

3e

1758

Suzanne le 15 août. Suzanne épousera Claude JANIN. Le foyer JANIN JAILLOUX a une fille le 12/0/1781 dont la marraine est Anne CHOMIER, sa grand mère. Et une 2ème fille, Claudine, dont la tante Claudine épouse d'Etienne VIOLOT, sera marraine.

4e

1760

Marguerite probablement ne en 1760 se mariera à Antoine LORY, veuf de Jeanne Marie JAILLOUX le 20 août 1782. Voir à la fin de la lignée de Gabriel JAILLOUX le remariage de Jeanne Marie et Antoine

5e et 6e

1763

Claudine et Jeanne, jumelles le 28 août. Emancipée, Claudine épousera Etienne VIOLOT, marchant au Champ Saint Martin, fils émancipé de Claude VIOLOT et de feu Anne FERRET. Jeanne mourut à 11 ans le 4 avril 1774

7e

1765 ?

Anne Charlotte. Le 25 mai 1773, s'éteignait Noël JAILLOUX, laissant à sa veuve de 44 ans la charge de 7 filles de 21 à 8 ans. La dernière, Anne Charlotte, passa sous la tutelle de son oncle maternel, Jean Baptiste CHOMIER de Saint Vincent en Bresse. Procédant de l'autorité de ce dit tuteur, Anne Charlotte épouse le 6 décembre 1785 Joseph DISSON, fils de Jean Baptiste DISSON et de Philiberte SORDET, de Saint Germain du Plain.

Si le couple Noël JAILLOUX - Anne CHOMIER avait une grande différence d'âge, une de leurs filles, Marguerite, connut avec son mari une disparité incroyable. A son décès, le 29 janvier 1786, Antoine LORY a 70 ans alors que sa femme en a tout juste 6 (voir les mariages successifs d'Antoine LORY).

Veuve si jeune, qu'allait-elle faire sinon se remarier ! Ce qu'elle fit le 25 mai 1787 en épousant Guillaume PRIEUR, négociant à Saint Marc de Vaulx, veuf de dame AntoinetteLA FOUGE.17 signatures sont apposées au bas de l'acte de mariage dont celles des beaux frères du nouveau couple : DESBOIS, DISSON, VIOLOT, celle de sont oncle maternel, J.B. CHOMIER, de Jean Marie MEUNIER, bourgeois à Moroges, de Monsieur LECHENAUL, bourgeois à Chalon.

Le nom des JAILLOUX s'est éteint en cette dernière lignée. Mais combien nombreux seront leurs descendants par les femmes. Le patronyme finira par disparaître totalement des lignées cousines. La forte mortalité infantile de cette époque, le faible pourcentage de naissances mâles en seront la cause.

Anne CHOMIER n'aura pas la joie d'établir ses filles. Tout juste verra-t-elle se marier les deux aînées et sera marraine de ses deux premiers petits enfants. Elle partira peu de temps après, le 21 juillet 1781.

Suivons donc maintenant la 4e et dernière génération de cette étude, celle de Jeanne Charlotte JAILLOUX et de son époux François DESBOIS.

Ce jourd'hui 14 juillet 1778 après la publication des bans sans opposition civile ni canonique, veü la dispense de deux autres bans accordés par Messire GALLIARD de BAULIEU vicaire général du diocèse en date du 13 juillet dûment insinuée et contrôlée le même jour, veü aussy la rendue de Monsieur GUILLIET, curé de Diconne, en date du 13 du même mois, j'ay donné la bénéfiction nuptiale à Sieur François DESBOIS, fils mineur de feu Sieur Claude DESBOIS, vivant marchand à Diconne et de demoiselle Françoise MERCEY, ses père et mère 
et
Demoiselle Charlotte JAILLOUX, fille de feu Sieur Noël JAILLOUX et de demoiselle Anne CHOMIER, ses père et mère. En présence de Sieur Claude GENET, chirurgien à Diconne, beau-père de l'époux et son tuteur, de sieur François VIOLOT, bourgeois à Diconne, oncle de l'époux, de Jean Claude CHOMIER, bourgeois à Saint Vincent en Bresse, de Jean Baptiste CHOMIER, aussi bourgeois au même lieu, oncles de l'épouse.

Signatures qui suivent : F. DESBOIS, Charlotte JAILLOUX, CHARLES, F. MERCEY, CHOMIER, GENET, LORY, Anne Bernard CHEUROT, CLERGUET, GUILLOT, CHOMIER.

Les enfants du mariage :

  1. Claude, né le 23 juin 1779, Claude GENET fut parrain, la marraine Anne CHOMIER veuve JAILLOUX. Claude décéda le 8 août 1779
  2. Marguerite Françoise Claudine, née le 4 mars 1782. Parrain Claude MATHEY, notaire à Lessard en Bresse. Marraine Margerite Françoise JAILLOUX, fille de feu Noël JAILLOUX. Marguerite Françoise Claude, morte le 13 thermidor, An 11. Autrement dit 3 juillet 1803
  3. Anne, née le 25 mars 1784. Parrain Claude LORY, notaire à Lachaux. Marraine Anne JAILLOUX, fille de feu Noël JAILLOUX, sa tante
  4. Guillaume Marie Désiré, né le 8 février 1787. Parrain, Guillaume PRIEUR, négociant à Saint Marc de Vaulx. Marraine Demoiselle Marie CHOMIER, fille majeure résidante à Chalon. Guillaume Marie Désiré mourut le 27 thermidor An 13 : le 14 août 1805
  5. Suzanne, née le 27 décembre 1788. Parrain Etienne VIOLOT, bourgeois au Champ Saint Martin. Marraine Suzanne JAILLOUX, épouse de Claude JANIN, marchand à Labergement
  6. Joseph, né le 28 juin 1791. Parrain Joseph DISSON, juge de paix à Saint Germain du Plain. Marraine, Marie GUILLEMOT, épouse du sieur Emiland DESBOIS, marchand à Diconne. Joseph est décédé le 12 janvier 1792
  7. Charlotte, née le 19 février 1793. Morte le lendemain 20 février.
  8. Rhubarbe Baton d'or, enfant mâle né le 12 Floréal An II : 1er mai 1794

Sur les 8 enfants de François DESBOIS et de Charlotte JAILLOUX, 3 seulement survécurent. Charlotte avait vu partir Claude le 8 août 1779 à deux mois, Joseph le 1 janvier 1792, âgé d'à peine 7 mois, Charlotte, morte le lendemain de sa naissance, soit le 20 février 1793, Marguerite Françoise a un peu plus de 21 ans lorsqu'elle meurt le 3 juillet 1803. Ce fut le coût de grâce pour Charlotte qui s'éteignit elle-même le 11 novembre 1803.

Deux ans après, le 14 août 1805, Guillaume Marie partait aussi âgé de plus de 18 ans. François supporta seul ce nouveau coup du sort. François DESBOIS survécut à la plupart des siens et s'éteignit le 15 juin 1823.

La lecture des cahiers paroissiaux laisse parfois des surprises !

Le 3 juin 1703, le curé F. dela Métairiecélèbre le baptême d'une pettie Philiberte, fille de Claude de MURAT, seigneur de BELMAJOUR et de PRERIA et de Dame Marie-Anne dela MENUE. Pourcette petite fille, pas de parrainage bien en vue. Des gens d'ici, tout simplement : Claude CHARLE et Philiberte GRILLET, qui ne signent même pas l'acte de baptême et pour cause ! Seul le jeune père appose sa griffe : MURAT DE BELMAIDRES. Un plus ample regard nous apprend que le mariage MURAT-LA MENUE possède un domaine à Labergement et y vit sans le moindre tapage. Tout juste si Claude DE MURAT accepte quelques parrainages : en 1706 de Claudine, fille de Jean LESNE et en 1719 de Claude, fils de Charles BALLONAY et Antoinette BAVEUX, de Serville avec, comme commère demoiselle Jaqueline d'Ormes. En 1721, Claude MURAT DE BELMAJOUR est dit seigneur de St Gil (?).

Sa fille Philierte, en 1716, répond sur les fonds baptismaux pour Barthélemy TURMOT, avec pour parrain Claude JAILLOUX. De Marie Anne, effacée à l'excès, on ne saura rien sauf, qu'en 1742, elle est veuve et qu'elle perd, le 18 février, l'admodiateur de son domaine, Simon PELUSSOT âgé de 40 ans.

Les dieux du hasard font bien les choses lorsqu'ils vous font découvrir dans les registres dela Cathédrale StVincent de Chalon, le baptême de Claude, fils de Jean Joseph DE MURAT, seigneur de BELMAJOUR ci-devant gouverneur de St Amour et de Marie VITTE, le 14 décembre 16622. Son parrain fut Claude de MAILLY, protonotaire du saint siège apostolique, prieur d'oisesme (prieuré de Gasville dans l'Eure et Loire) et la marraine Mademoiselle Jeanne de MAILLY, veuve de Nicolas MATHIEU, conseiller du roi au baillage de Chalon.

L'ancien gouverneur de St Amour résidait depuis peu dans notre région. La guerre avecla Franche Comtés'était terminée en 1644 et les français avaient occupé les places de St Amour, Bletterans, Courlaoux et Joux jusqu'au printemps de 1660.

Et si nous recherchions les origines de cette famille ?

Les MURAT descendent de ROBERT, comte de Clermont. Son fils Landolphe s'établit à Locarno sur les bords du lac Majeur, en 926, y fit bâtir un château dans un lieu dénommé Muralto dont il prit le nom. A la suite de services rendus à l'état, Frédéric II cédà à cette famille les péages d'Ascone, Madagino et Menuta. En1426, l'évêue de Come, Scarempo, reconnaît les dimes que ses prédécesseurs avaient accordées aux MURAT, sur 9 fiefs italiens. Au moment où les suisses se rendent maîtres de Locarno, la famille se voit attribuer un dédommagement pour les pertes subies.

Une partie des Muralto quitte Locarno pour s'établir à Zurich et à Berne. Une autre partie émigra aux provinces unies des Pays Bas. Quelques autres s'installèrent en France et choisirent la carrière militaire. C'est de ceux-là que descendent Jean Joseph le gouverneur de St Amour et Claude qui signe MURAT DE BELMATORES.

Les MURAT ne sont pas restés plus de 25 ans à Labergement. Leur départ fut aussi discret que leur arrivée. Sont-ils retournés vivre sur les rives verdoyantes et enchanteresses du lac Majeur.

 Revenir en haut de la page